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LES CONTRATS D’ÉDITION DE MUSIQUE
Notions de base
Les contrats d’édition lient le(s) auteur(s) d’une composition musicale et l’éditeur de musique. Ils portent sur les droits de propriété et les droits relatifs à l’administration des droits d’auteur de composition(s) musicale(s). Le rôle de l’éditeur de musique est de trouver des utilisateurs pour une œuvre, délivrer les permis pour son utilisation, percevoir les redevances et transmettre une portion de l’argent perçue à l’auteur-compositeur. En échange, l’auteur-compositeur cède 50 % de ses droits d’auteur sur l’œuvre à l’éditeur (en vertu du contrat d’édition) ou seulement le droit d’administrer pour lui la partie d’édition de leurs droits d’auteur (un contrat d’édition administratif)
Les grandes lignes du contrat
Un contrat type d’édition stipule comment l’auteur-compositeur est rémunéré par
L’auteur-compositeur sans éditeur
Si un auteur-compositeur n’a pas d’éditeur de musique, il doit négocier directement avec ceux qui veulent obtenir la permission d’utiliser ses œuvres. L’auteur-compositeur peut aussi devenir membre de la Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SOCAN) et de l’Agence canadienne des droits de reproduction musicaux limitée (CMRRA). Ces organisations perçoivent et distribuent les redevances qui sont payées pour les droits de représentations et les licences de reproduction mécanique (une description de ces licences sera bientôt affichée sur notre site internet). Qu’il ait un éditeur ou non, l’auteur-compositeur peut s’inscrire à ses organisations.
Questions à se poser lors de la négociation d’un contrat d’édition
Est-ce que l’éditeur a le droit de modifier le titre de l’œuvre et/ou réviser les paroles?
Si l’auteur-compositeur se soucie de l’intégrité artistique de son œuvre, il peut s’assurer dans le contrat que l’éditeur n’a pas le droit de modifier son œuvre sans son consentement.
Est-ce que l’éditeur doit obtenir le consentement de l’auteur-compositeur pour les licences de synchronisation (utilisation de la musique dans les films, la télévision et les chansons publicitaires)?
Si le contrat d’édition ne contient pas d’obligation de consultation, un éditeur peut autoriser l’utilisation de l’œuvre ou du catalogue de musique à n’importe quel projet commercial ou artistique, même si l’auteur-compositeur s’oppose à une telle utilisation de leur œuvre. Néanmoins, il n’est pas toujours pratique pour l’auteur-compositeur d’inclure des droits d’approbation complets dans son contrat de synchronisation. Ces licences sont souvent lucratives, mais exigent des délais d’exécution rapides. Par conséquent, beaucoup de contrats donnent un délai de cinq jours pour approuver l’utilisation ou l’approbation est réputée avoir été donnée.
Quel pourcentage du revenu généré par une œuvre ou un catalogue de musique revient à l’éditeur?
Habituellement, l’éditeur est accordé au plus 50 % des redevances. Cela ne veut pas dire qu'il est impossible de négocier pour un pourcentage de l’éditeur différent.
Est-ce que le partage de l’œuvre est clairement indiqué lorsqu’il y a plus qu’un auteur-compositeur?
(Par exemple, auteur-compositeur XX – 33,33 %; auteur compositeur XY – 33,33 %; auteur-compositeur XZ – 33,34 %) Un auteur-compositeur s'assure habituellement que le partage de la chanson est indiqué dans le contrat de façon claire et exacte pour plusieurs raisons, dont le désintérêt de payer une large somme pour une licence qui indique de façon vague le partage de l’œuvre.
Quelle est la durée du contrat?
La durée des contrats administratifs peut s’étendre de un an jusqu’à parfois quinze ans.

